Ces solutions DIY sont destinées à servir de complément ou de dépistage et ne remplacent en aucun cas un diagnostic posé par un urologue, en particulier en cas de troubles mictionnels (difficultés à uriner) déjà existants !
DIY – Uroflowmétrie@Home
J’ai développé, à l’aide de moyens simples et relativement peu coûteux, une solution fonctionnelle, très précise et surtout reproductible par tout le monde, qui permet de recueillir des données d’uroflowmétrie n’importe où et n’importe quand. Sans bricolage, sans soudure, sans effort de programmation. Uniquement avec des composants standard. L’accent a également été mis sur des étapes simples et compréhensibles, même pour des profanes, lors de la collecte des données.
Mais pourquoi se donner tant de mal ?
Sans vouloir entrer dans les détails, je suis moi-même confronté à un problème urologique qui a rendu nécessaire une uroflowmétrie. Et je me suis demandé pourquoi il fallait toujours effectuer cet examen dans un cabinet médical ou une clinique, et non simplement à la maison, lorsque la situation et l’environnement sont détendus et surtout adaptés. Mais pour cela, il faudrait soit emprunter un tel appareil, soit l’acheter soi-même.
Une première recherche m’a permis de constater que les médecins ne prêtent pas leurs appareils pour plusieurs raisons tout à fait compréhensibles. Outre le coût de l’appareil lui-même, il faut également tenir compte de la maintenance et de la redondance nécessaire : lorsqu’un appareil est prêté, il n’est plus disponible au cabinet. De plus, des raisons d’ordre hygiénique s’opposent également à la location de tels appareils. Cette option est donc à exclure. Mais l’acheter soi-même n’est pas une option non plus : même les appareils les plus simples coûtent plusieurs milliers d’euros et il n’y a pratiquement pas de limite à ce que l’on peut dépenser.
J’ai donc lancé mon projet « DIY-UroFlow@Home » dans le but de pouvoir réaliser soi-même une uroflowmétrie à tout moment et – du moins en théorie – en tout lieu, avec des moyens simples.
Je ne suis pas médecin !
Je ne suis pas en mesure de poser des diagnostics ni de recommander des traitements. Je me suis un peu documenté sur mes propres problèmes et j’en ai discuté avec mon médecin. Mais je ne suis pas un spécialiste diplômé et je ne prétends pas en savoir plus que des médecins spécialistes agréés.
Toutes les déclarations faites ici correspondent à l’état actuel de mes connaissances. Elles ne prétendent toutefois ni à l’exhaustivité ni à l’exactitude. Il se peut que je me trompe ici ou là, et je n’aurai aucun problème à me laisser corriger de manière fondée. Dans la mesure du possible, je corrigerai ces informations erronées et citerai la source correspondante.
Par conséquent :
Consulte sans hésiter l’urologue en qui tu as confiance. Même si tu n’as pas de problèmes aigus. À partir de 45 ans, une visite annuelle est recommandée. Et si tu as des antécédents familiaux, dès 40 ans. N’aie pas peur des examens, ils sont tout au plus un peu désagréables. Mais ces médecins sont des spécialistes hautement qualifiés et peu leur importe que tu sois gros ou mince, jeune ou vieux, homme ou femme, ou que tu croies en un dieu quelconque ou en aucun. Choisis un médecin en qui tu as confiance et fais-toi examiner !
Uroflowmétrie : qu’est-ce que c’est exactement ?
En bref, une uroflowmétrie est un examen qui permet de contrôler la vidange de la vessie. Autrement dit : dans quelle mesure, à quelle vitesse et dans quelle mesure tu arrives à te vider complètement. En somme, il s’agit « simplement » d’un enregistrement de données simple, indolore, rapide et sans problème.
Le déroulement est très simple : le patient se place devant un appareil adapté ou s’assoit sur un siège de toilettes sous lequel est installé un dispositif de mesure, puis se vide la vessie. Dans la mesure du possible, il doit se détendre et ne pas forcer.
Quelles valeurs sont mesurées dans ce cas ?
En fait, seuls deux paramètres doivent être enregistrés : le temps et le volume par unité de temps. Autrement dit, les secondes ou millisecondes, ainsi que les litres ou millilitres par unité de temps. Il existe certes une différence de densité entre l’urine et l’eau, mais celle-ci n’est pas vraiment déterminante, avec 1,000 g/ml pour l’eau contre 1,005-1,030 g/ml. Nous pouvons donc utiliser des milligrammes par unité de temps à la place des millilitres. Toutes les autres valeurs peuvent être déduites de ces deux valeurs de base :
- Poids total (évident : quelle quantité se trouve à la fin dans le récipient)
- Débit / temps (intensité du jet. Quelle quantité de liquide est mesurée par unité de temps sur toute la durée)
- Accélération de la miction (quand et avec quelle intensité le jet augmente-t-il, et quand et avec quelle intensité diminue-t-il à nouveau)
À la fin de la mesure, un rapport de mesure est établi, que je ne peux pas présenter ici directement pour des raisons de droits d’auteur. Pour un exemple, veuillez consulter ce site web -> Researchgate.
Un médecin peut déduire de la courbe générée où se situe le problème. Différentes maladies entraînent généralement des graphiques différents. Vous trouverez des exemples accompagnés d’explications dans le -> manuel d’urologie
Composants nécessaires
Je me suis posé la question suivante : existe-t-il un appareil capable de mesurer soit le débit en fonction du temps, soit le poids ? De préférence un appareil pouvant se connecter à un PC ou à une tablette.
Je n’ai pas trouvé d’un coup d’œil de débitmètre répondant à ces critères. Mais j’ai trouvé des balances. Plus précisément, des balances à café. Ces balances peuvent être connectées à des tablettes via Bluetooth et transmettent les données à des applications dédiées. On peut ainsi utiliser une application pour développer des préparations de café optimisées pour la machine à café utilisée. Étonnamment, le graphique généré par l’application est pratiquement identique à une mesure par uroflowmétrie !
Pour faire court, voici la solution :
- Une tablette compatible Bluetooth (j’utilise moi-même un iPad ; je vais encore tester Android)
- Une balance à café Desent Half Scale (disponible auprès du fabricant : 119 € plus frais de port – situation en février 2026)
- Le programme BeanConqueror (gratuit) Le fabricant prend en charge d’autres balances, mais je ne les ai pas testées. Vous trouverez un aperçu sur la page « Supported Scales ».
- Un récipient de collecte quelconque. Pour plus de simplicité, nous utilisons un verre doseur de 500 ml. Vous en trouverez partout en pharmacie ou chez votre revendeur en ligne de confiance.
- Pour les femmes, un flacon Urinella. Ceux-ci sont également disponibles en pharmacie ou chez votre revendeur en ligne de confiance.
Configuration initiale
Avant de pouvoir utiliser l’application, vous devez la télécharger depuis l’une des boutiques d’applications et l’installer.
La description suivante concerne iPadOS / iOS et peut donc différer de celle pour Android.
Lancez le logiciel, activez ou désactivez Analytics&Tracking dans l’écran suivant, ajoutez un grain (nom = Test, puis enregistrez), ajoutez une méthode d’infusion (Ajouter une méthode personnalisée, nom = Test, puis enregistrez), ajoutez un moulin (nom = Test, puis enregistrez).
Ouvrez ensuite le menu (trois traits en haut à gauche), sélectionnez « Paramètres », « Balance », puis « Connecter la balance ». Autorisez « Beanconqueror à rechercher des appareils Bluetooth ». Allumez la balance. Dès qu’une balance est détectée, connectez-la. C’est terminé. Ouvrez le menu et revenez à l’écran d’accueil
À condition que le Bluetooth soit activé sur l’iPad, le programme reconnaîtra désormais la balance sans problème et immédiatement. Il suffit éventuellement de remettre la balance à zéro pour pouvoir lancer la mesure.
Effectuer la mesure
La description suivante concerne iPadOS / iOS et peut donc différer de celle d’Android.
- Déverrouiller l’iPad ou la tablette Android
- Placer le verre doseur sur la balance
- Ouvrir l’application « BeanConqueror »
- Allumer la balance, la remettre à 0 si nécessaire et attendre que l’application la détecte
- Lancer la mesure dans le logiciel
- Penser à quelque chose d’agréable, se détendre, puis laisser faire…
- À la fin, terminer la mesure dans le logiciel
- Consulter l’évaluation, ajouter impérativement des commentaires (par exemple, si vous avez bu et quoi, ainsi que votre situation personnelle actuelle) et enregistrer.
- Éteindre la balance
P.S. : Une solution permettant d’effectuer une mesure en position assise est en cours de développement et sera présentée dès qu’elle sera prête. Là encore, l’accent est mis sur une mise en œuvre simple et des coûts relativement faibles.
Vous pouvez ensuite vous rendre chez votre médecin traitant avec votre tablette ou de simples impressions papier pour lui présenter les résultats. Des situations de départ différentes donnent des résultats différents. Ainsi, le graphique sera différent dans une situation de stress par rapport à un moment de détente. Et il sera différent après 5 tasses de thé par rapport à 5 verres de vin. C’est pourquoi il est important d’utiliser les commentaires pour fournir au médecin des informations supplémentaires sur la situation et l’état de santé de chacun.

